Les Ajacciens s'en contentent
Il est clair que tout le monde aurait souhaité gagner ce soir, bien entendu... Dans la foulée de ce superbe succès à Lens, on en attendait peut-être trop de cette équipe acéiste, privée de Darbion (adducteurs), tout en sachant aussi que cette rencontre face à une formation en difficulté allait être délicate à appréhender. Elle le fut, tant il est vrai que Troyes, sur l'ensemble du match n'a pas volé le match nul, au terme d'une partie équilibrée, dominée territorialement par l'ACA, mais de façon trop stérile pour véritablement inquiéter des Troyens, dangereux en revanche à deux reprises avant d'égaliser logiquement à moins d'un quart d'heure de la fin.
L'ACA bute sur Troyes
D'emblée d'ailleurs, on se rendit compte que la tâche n'allait pas être simple. Face à un adversaire prudent mais bien organisé, les "rouge et blanc" ne parvenaient pas à menacer l'arrière garde auboise, bien regroupée devant son dernier rempart, Merville. Et comme Troyes, non plus, ne se décidait pas à se découvrir, cela donnait un match, sans relief, sans saveur, sans émotions, en dépit d'une légère domination ajaccienne. Laquelle en restait au stade des bonnes intentions, manquant par ailleurs de nervosité et de percussion pour véritablement emballer le match. Les deux seules banderilles lancées par Krstic et Uras en première période, ne faisaient qu'effleurer la carapace troyenne et étaient nettement insuffisantes pour faire pencher la balance. Cette dernière, en dépit d'une alerte de Fiorèse marquait le parfait équilibre à la pause.
La "lunette" de Ludo !
La reprise n'apportait guère plus d'indices sur le dénouement de la partie, qui reprenait sur le même tempo, avec un jeu cantonné au milieu de terrain, sans danger pour les deux gardiens. L'ACA avait beau se procurer quelques situations aux abords de la surface troyenne, il était incapable de franchir le dernier rideau. Diabaté, trop esseulé, Viale, un peu perdu, il n'en fallait pas plus pour désorienter les offensives insulaires, en dépit des tentatives de débordement de Dohin et Abou, dans leurs couloirs respectifs. L'ESTAC sur l'une de ses rares incursions devant le but de Debès était une nouvelle fois à deux doigts d'ouvrir le score, sans un sauvetage du capitaine corse. Dans un tel contexte et comme souvent en de pareilles circonstances, c'est un coup de pied arrêté qui débloquait la situation: Asuar trouvait la lucarne de Merville et offrait un avantage précieux à son équipe. On pensait dès lors, que ce but allait libérer l'ACA, ce fut tout le contraire. Les Acéistes se mettaient en effet à (trop ) reculer et cédaient dans le dernier quart d'heure. Les dernières minutes ne changeaient rien, Troyes tenait un point pas immérité et l'ACA s'en contentait également. Une petite déception qui s'atténuait même après avoir appris les autres résultats de la soirée et notamment les défaites de Reims, Clermont, Châteauroux, Amiens et Brest. Bref, pas une si mauvaise soirée que ça en définitive...